| LA TECHNIQUE |
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Le Métier à tisser
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| Métier à tisser dit « basse lisse en Cage » |
Métier
à tisser dit « basse lisse en T » |
Métier
à tisser dit « haute lisse » |
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Le métier à tisser |
En fait il s’agit de faire en sorte que chaque fil de chaîne puisse être levé à un moment voulu par le tisserand quand il appuie sur la pédale correspondante – il existe des métiers qui soit lèvent certains fils pendant que les autres restent à l’horizontale, soit baissent des fils, soit, en même temps lèvent des fils pendant que les autres se baissent, à l’ usage le métier à « la lève » est le plus confortable pour le tisserand, surtout pour le "brochage". |
| On voit que la structure de ce métier est orientée par rapport au tisserand, avec dans l’axe Nord - Sud les fils de chaîne, mis en parallèle les uns à la suite des autres avec un système de tension (plus le métier sera long, mieux il respectera l’élasticité du fil et le tissu aura plus de tenue), dans l’axe Est - Ouest et verticalement s’organisent les éléments articulés qui permetterons les passages du fil de trame car c’est là que sont sélectionnés les fils de chaîne qui doivent se soulever pour accueillir et emprisonner le fil de trame passé avec une navette, une broche ou les doigts. |
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L’Ourdissage
Cette opération consiste à napper l’ensouple arrière des fils qui viennent du cantre , pour une longueur déterminée et dans une largeur choisie. « L’ensouple » est un cylindre qui tourne autour d’un axe central, selon sa circonférence on déterminera le nombre de tours qu’il faudra faire pour atteindre la longueur voulue de la future chaîne (ici régulièrement 60 mètres). Cette ensouple est divisée en sections de dix centimètres (par exemple !), les fils viennent des bobines placées sur le cantre , il y en a 40 qui représentent ces dix centimètres. Ils sont pris un par un, se concentrent pour former un faisceau de 10cm, en forme d’entonnoir, passant par une boîte à encroix proche de l’ensouple (ar.) dont le rôle est de recevoir ces (40) fils, les mettre en parallèle, bien les séparer, réguler leur tension et les présenter en bon ordre devant cette section (10cm.) de l’ensouple. Ce paquet de fils est noué sur une baguette d’encrage (point de départ de toutes les sections futures). On peut, alors, faire tourner le cylindre autant de fois qu’il faudra pour réaliser la longueur de chaîne prédéfinie. On recommencera cette opération, depuis le centre de l’ensouple vers les extrémités, autant de fois qu’il faut napper 10cm. pour réaliser la largeur définie de la future étoffe. |
L'ensouple arrière
La boite à encroix |
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Le montage de la chaîne n’est pas seulement le fait de tendre des fils devant le tisserand mais c’est aussi, par le choix de l’armure , déterminer la nature des étoffes à venir. Il en dépend le registre, la Tessiture à l’intérieur de laquelle on pourra s’exprimer. | |
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Traditionnellement on distingue deux types
d’armures
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Il ne faut pas oublier tous les jeux possibles entre différentes matières (ex : un gaufrage) , les couleurs variées (ex : le pied de poule) qu’on peut amener en chaîne et, plus tard, les fils qu’on introduira en trame. Ce sont autant de variables qui vont augmenter notre Tessiture ou l’étendue de notre registre. | ![]() Une composition |
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Les tissus ou les étoffes qui sortiront du métier seront donc le résultat de la rencontre organisée entre la Chaîne et la Trame. Il y a peu de place laissée au hasard mais il en reste beaucoup à des expériences nouvelles (voir : « nos choix »). | |
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La chaîne étant en place, le rôle du tisserand est, maintenant, de travailler la trame. | |
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Cela consiste à introduire le fil (ou la matière) choisi dans un mouvement Est-Ouest après avoir levé, grâce aux pédalier, des fils de chaîne sélectionnés… le coup suivant, d’autres fils seront levés et on aura ainsi une croisure qui emprisonnera la trame et ainsi de suite… | |
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Le fil de trame peut être introduite par une navette qui va d’un bord à l’ autre du tissu ou sur une partie seulement, on peut aussi utiliser des broches ou les mains. (la « navette » tient son nom à sa forme qui évoque un bateau - du latin : NAVIS : navire, il y en a une grande variété).
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Les milliers d’années d’histoire du textile nous ont laissé une impressionnante bibliothèque de tissus possibles qui seront la base de nos tentatives personnelles (voir « bibliographie ») . Dans ce domaine, l’aphorisme (chinois, bien sûr) qui dit : « L’expérience des autres est un peigne pour les chauves. » , se vérifie pleinement. En effet il faut faire ses propres essais, découvrir ses erreurs afin d’en déduire quels sont les bons gestes pour faire aboutir les bons projets. | |
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Ces bases étant données, chacun aura le loisir de s’exprimer en liant la fameuse trilogie : « Matières, couleurs, formes » aux techniques du tissage que nous ne faisons que survoler ici. | |
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